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Aujourd'hui, on peut encore être persécuté pour sa foi

Benoît Zobler, délégué régional de l'association "Aide à l'Eglise en Détresse" a rencontré plusieurs classes de terminale et de BTS afin de sensibiliser à la liberté religieuse et à la situation dans certains pays comme la Syrie.

Il est parfois difficile pour les jeunes de comprendre que, dans de nombreux pays aujourd'hui, la liberté religieuse est menacée. es chrétiens continuent à être assassinés pour leur foi. Certains sont humiliés, traités injustement, exclus de la vie sociale et politique par des lois discriminatoires. C'est le message que Benoît Zobler, délégué régional à l'Aide à l'Eglise en Détresse est venu passer aux jeunes. Nous avons nous la chance, croyant ou non de vivre dans un pays de liberté mais ce n'est pas le cas dans d'autres pays. Dans tout le Proche-Orient, particulièrement en Syrie et en Irak, les chrétiens sont une des cibles privilégiées des mouvements djihadistes qui ont émergé à la suite de la chute des régimes. "Et là nous avons nous aussi une part de responsabilité. C'est très bien de faire tomber des régimes totalitaires mais il faut organiser l'après et ne pas laisser la place libre pour des extrémistes."

Au Proche Orient, qui est pourtant le berceau de la religion chrétienne, les chrétiens sont en train de disparaître. En Irak, un tiers des chrétiens ont fui le pays depuis deux ans et la prise de Moussoul par Daesch. "Les chrétiens partent parce que leur vie est en danger, les conditions de vie ne sont plus acceptables. On efface leur culture, leur histoire, leur mémoire d'où l'exode massif." Les conséquences de cette absence de liberté religieuse sont l’augmentation considérable et soudaine de réfugiés qui, selon les chiffres de l’Organisation des Nations Unies pour l’année 2015, ont augmenté de 5,8 millions pour atteindre un nouveau record de 65,3 millions. Cela confirme que l’absence de liberté religieuse ne génère pas simplement des difficultés sur le plan religieux mais également des complications sociétales qui peuvent déboucher sur des souffrances à grande échelle. Autre point de vigilance, si nous voulons une paix durable, il faut être vigilant sur l’éducation des jeunes. Car une génération privée de scolarité à cause de conflits est une génération perdue qui risque de se rallier facilement à des groupes islamistes faute d’autres perspectives.